INFO DU LUNDI n°4 – Avec les exopolysaccharides, ça colle
exopolysaccharides, bactéries A la colle avec le sol
Les bactéries sont capables de limiter la compaction des sols agricoles. Elles produisent, en effet, des exopolysaccharides (EPS) et lipopolysaccharides qui agissent comme une “colle biologique” entre particules du sol. C’est justement cette formation de micro-agrégats stables qui permet la réduction de la compaction et l’amélioration de la structure.
Impact factor* 3.9
Calendrier révolutionnaire
6 prairial
Jour de la mélisse
Le dicton du jour
Saint-Mamert, Saint-Pancrace et Saint-Servais sont les trois saints de glace, mais Saint-Urbain les tient tous dans sa main
Journée internationale
des enfants disparus
*Impact factor : fréquence à laquelle les articles d’une revue sont cités dans d’autres recherches
Une étude de long terme réunissant des chercheurs allemands, danois et suisses, a mis en lumière le rôle clé du travail du sol dans la structuration biologique des sols agricoles. Menée sur plusieurs années, la recherche montre que les pratiques culturales influencent directement la capacité des communautés bactériennes à produire des composés essentiels à la stabilité des sols, notamment les exopolysaccharides (EPS) et les lipopolysaccharides (LPS).
Ces molécules, sécrétées par les bactéries du sol, agissent comme de véritables « colles biologiques », favorisant l’agrégation des particules et renforçant la structure du sol. Or, les résultats révèlent que les systèmes sans labour ou à travail réduit stimulent significativement le potentiel microbien de production de ces agents stabilisateurs, contrairement aux systèmes labourés plus intensivement.
L’étude a mis ainsi en évidence une relation étroite entre pratiques culturales, diversité microbienne et fonctions écologiques du sol. En limitant la perturbation mécanique, les systèmes conservatoires favorisent ainsi des conditions propices à l’expression de fonctions microbiennes clés dans la formation et le maintien de la structure du sol.
Ces résultats suggèrent que la gestion du travail du sol ne se limite pas à des effets physiques immédiats, mais opère aussi en profondeur sur les capacités biologiques du sol à s’auto-structurer et à maintenir sa fertilité à long terme. Dans une perspective agroécologique, la réduction du travail du sol agit comme un levier de sélection fonctionnelle des microbiomes, orientant les communautés vers des traits favorables à l’auto-organisation et à la stabilité du sol.



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