INFO DU LUNDI n°11 – L’Homme ou les technologies multi-omiques, that is the question

Hommique ou omique

Face à l’accélération du changement climatique, la sélection de cultures capables de résister à la sécheresse, aux vagues de chaleur ou aux maladies devient pour certains un enjeu majeur. L’étude de ce lundi propose une stratégie qui pourrait transformer l’amélioration variétale en combinant deux approches de pointe : les technologies « multi-omiques » et le phénotypage profond.

Mais où qu’elle est la nature, les hommes et l’agriculture ? 

 

 

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*Impact factor :  fréquence à laquelle les articles d’une revue sont cités dans d’autres recherches

« Multi-omique », celle-là, on ne nous l’avait pas encore faite ! Donc décryptage de L’INFODULUNDI. 

Les technologies multi-omiques rassemblent l’analyse du génome, de l’expression des gènes, des protéines, des métabolites et d’autres niveaux d’organisation biologique. Elles permettent de décrypter les mécanismes moléculaires mobilisés par les plantes lorsqu’elles sont confrontées à un stress environnemental. Le phénotypage profond complète cette vision grâce à des capteurs, caméras hyperspectrales, drones, LiDAR et imagerie thermique capables de suivre, sans détruire les plantes, leur croissance, leur consommation d’eau ou leur réponse physiologique au fil du temps.

L’originalité de cette approche réside dans l’intégration de ces gigantesques volumes de données à l’aide de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique. Les algorithmes relient les informations génétiques aux performances observées au champ afin d’identifier plus rapidement les gènes, biomarqueurs et caractères associés à la tolérance aux stress climatiques. C’est pas moi qui le dit mais les chercheurs indiens auteurs de cette étude. 

Cette révolution technologique n’est toutefois pas sans obstacles. Les coûts des infrastructures, la gestion de jeux de données extrêmement complexes, le manque de protocoles harmonisés et les besoins en capacités de calcul limitent encore une adoption à grande échelle, en particulier dans les pays en développement.

Selon les chercheurs, la convergence entre biologie moléculaire, phénotypage à haut débit et intelligence artificielle ouvre néanmoins une nouvelle génération de sélection végétale, capable d’accélérer le développement de variétés plus productives et plus résilientes face aux défis climatiques du XXIᵉ siècle.

Donc, bienvenu dans la 4ème dimension même si on n’a pas appris grand chose de concret ce matin. Ne vous y trompez pas, c’est l’agriculture de demain !

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