INFO DU LUNDI n°9 – Y a pas que les stomates qui ont besoin d’eau

y a PAS QUE LES STOMATES QUI ONT BESOIN D’EAU

Jusqu’à présent, on pensait que les stomates étaient le seul moyen pour la plante de réguler les pertes en eau. Une nouvelle étude décrit pour la première fois comment cette régulation se produit également sous la surface de la feuille, au niveau des membranes des cellules photosynthétiques. 

 

 

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*Impact factor :  fréquence à laquelle les articles d’une revue sont cités dans d’autres recherches

L’étude montre que la transpiration foliaire n’est pas contrôlée uniquement par les stomates. Elle met en évidence un mécanisme interne supplémentaire, concernant la conductance* entre le symplasme du mésophylle et les espaces intercellulaires. Quand cette conductance diminue, l’eau s’échappe moins facilement sous forme de vapeur. La feuille peut donc réduire ses pertes en eau sans passer seulement par la fermeture stomatique. C’est ce qu’on appelle un contrôle non stomatique de la transpiration.

Le résultat remet en cause une vision trop simple du pilotage hydrique des feuilles. On considérait jusque là les stomates comme les principaux régulateurs des pertes d’eau. Or l’architecture interne de la feuille joue également un rôle majeur. 

Les espaces intercellulaires du mésophylle forment ainsi un réseau essentiel pour les échanges gazeux. Ces espaces sont en contact avec l’air extérieur via les stomates. L’eau s’évapore d’abord à partir des surfaces internes des cellules du mésophylle. Puis la vapeur diffuse vers l’atmosphère à travers les stomates ouverts. Si la conductance interne baisse, cette diffusion devient plus difficile. La plante limite alors ses pertes d’eau même si les stomates ne sont pas complètement fermés.

Les auteurs soulignent ainsi le rôle central du mésophylle dans le contrôle hydrique et la régulation des flux d’eau. En situation de stress hydrique, ce mécanisme aide la plante à économiser l’eau tout en maintenant ses fonctions vitales. Cette stratégie est cruciale pour résister à la sécheresse.

*D’une manière générale, la conductance hydraulique de la plante diminue avec l’augmentation de la contrainte hydrique, souvent pour plusieurs raisons, principalement la dégradation de son continuum sol-racines et celle de sa capacité de conduction de l’eau dans son xylème consécutive à la succession cavitation-embolie.

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