INFO DU LUNDI n°12 – Do-nothing system
NE RIEN FAIRE, SAVOIR EVITER DE FAIRE ET FAIRE CE QUI EST JUSTE ET NECESSAIRE
Quelle meilleure image que celle d’une transhumance pour commencer cette nouvelle saison. Alors revenons 20 ans en arrière : des pionniers de l’agroécologie décident de populariser cette agriculture plus respectueuse de son environnement en parlant de « no till ». Les conversions se multipliant, le recours à la chimie se réduit.
Le temps nécessaire de la transition faisant son oeuvre, une nouvelle pensée s’impose : le « do nothing », dont les racines sont pourtant anciennes.
Pas d’évaluation scientifique de cette publication financée par le Gouvernement de la République de l’Inde
Calendrier révolutionnaire
21 fructidor
Jour de l’églantier
Le dicton du jour
À la Sainte-Reine sème tes graines
Journée mondiale
de l’air pur dans un ciel bleu
*Impact factor : fréquence à laquelle les articles d’une revue sont cités dans d’autres recherches
Pour sa rentrée, L’INFODULUNDI a décidé d’aborder un sujet presque jamais traité scientifiquement… et pour cause : dans les systèmes d’agriculture naturelle, l’idée est d’accepter d’accompagner la nature dans ses principes fondamentaux plutôt que la dominer par ce que pensons savoir de son essence. Et l’on conçoit aisément comment ce paradigme est inatteignable.
Le concept de « do-nothing system » (ou do-nothing farming, agriculture du non-agir), théorisé par le microbiologiste et agriculteur japonais Masanobu Fukuoka dans La Révolution d’un brin de paille (1975), repose sur le principe de réduire au minimum les interventions humaines pour laisser s’exprimer les régulations naturelles du sol et des plantes.
Seule l’expérience peut aborder ce sujet de façon détachée. Aussi, nous vous invitons à prendre connaissance de ce long rapport sur l’adoption du « do nothing » sur les rendements et sur la subsistance des milieux agricoles.
Les enseignements illustrent l’exigence de cette pratique ainsi que ses résultats. Les principales contraintes relevées sont :
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Le temps de transition : Plusieurs saisons sont nécessaires pour que l’activité biologique restaure la structure d’un sol préalablement compacté ou appauvri.
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La sensibilité au climat : L’auto-régulation des bioagresseurs et l’efficacité des couverts végétaux dépendent fortement des régimes hydriques et thermiques locaux.
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L’intensité cognitive : Le « non-agir » exige une observation écologique pointue pour caler le calendrier des semis et la gestion des biomasses de couverture.
De façon générale sur le terrain agronomique, l’agriculture naturelle ne génère pas de hausse spectaculaire des rendements par rapport aux parcelles conventionnelles sous engrais de synthèse. Si les volumes produits stagnent ou fléchissent légèrement, les revenus nets des exploitants progressent grâce à l’effondrement des charges d’exploitation.
Il faut cependant ne pas confondre agriculture biologique et agriculture naturelle. On ne parle pas ici de décroissance mais d’une croissance naturelle et acceptée. Cette étude conclut que la valeur de l’agriculture naturelle réside moins dans un record agronomique que dans la réduction du risque d’endettement et la résilience économique des communautés rurales.
Mais ici, on parle aussi d’une valeur qui n’est pas mesurable par la science : le courage de ne pas faire.



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