INFO DU LUNDI n°20 – A table avec les hérissons

C’est un herisson qui piquait, et qui voulait qu’on le caresse, resse, resse

Parfois on espère que tout le monde a la référence : celle de la chanson du hérisson interprété par Georges BRASSENS dans le conte « Emilie Jolie ». Ce hérisson qui voulait qu’on le caresse est un auxiliaire de culture. On pensait le connaitre et, pourtant, il est plus insaisissable qu’on ne le pense. Alors, ce lundi et une fois n’est pas coutume, on se penche sur plusieurs études qui sont consacrées à son régime alimentaire pour apprendre tout de ses épines. 

 

 

Impact factor* 7,7

Calendrier révolutionnaire

12 brumaire

Jour de la mâcre (plante aquatique)

Le dicton du jour

Quand en novembre tu entends la grive chanter, – Rentre à la maison pour t’abriter – Et du bois pour te chauffer.

Journée mondiale

du droit de mourir dans la dignité

*Impact factor :  fréquence à laquelle les articles d’une revue sont cités dans d’autres recherches

Le hérisson européen (Erinaceus europaeus) est souvent présenté comme un omnivore de jardin. En réalité, son alimentation repose massivement sur les invertébrés : les coléoptères adultes, les perce-oreilles et les vers de terre constituent entre 80% et 90% du volume alimentaire, même si leur apport énergétique réel varie fortement.

Les chenilles, papillons et autres lépidoptères occupent également une place importante, atteignant parfois 26% du contenu stomacal humide. Les mollusques, limaces et escargots, sont consommés surtout à partir de septembre, lorsque d’autres proies deviennent plus rares. Les vers de terre, très énergétiques, dépendent eux-mêmes de l’humidité du sol : ils remontent davantage en surface après la pluie, ce qui explique les variations saisonnières de leur consommation.

Le régime du hérisson ne se limite pas aux insectes. Il peut s’attaquer à de petits vertébrés, notamment des lézards, des serpents ou des amphibiens, et n’hésite pas à pratiquer le charognage. Des œufs d’oiseaux, des poussins, des grenouilles ou de petits reptiles peuvent aussi figurer à son menu lorsque l’occasion se présente.

Les végétaux sont en revanche marginaux. Feuilles, bourgeons, mousses, graines ou écorces retrouvés dans l’estomac seraient souvent ingérés accidentellement, avec les proies. Toutefois, fruits et baies semblent parfois recherchés volontairement, comme le suggèrent les graines retrouvées dans les crottes.

Le hérisson préfère les proies molles, plus riches en énergie, comme les vers, limaces et chenilles. Mais lorsque celles-ci manquent, il se reporte sur les coléoptères, notamment les carabidés. Cette flexibilité explique son adaptabilité. Nocturne et solitaire, il parcourt chaque nuit plusieurs kilomètres (jusqu’à deux kilomètres selon certaines estimations) en s’appuyant surtout sur l’odorat et l’ouïe pour localiser sa nourriture

La proximité des habitations modifie aussi son régime. Des recherches récentes fondées sur l’ADN fecal révèlent que 29% des hérissons européens étudiés avaient consommé de la nourriture d’origine anthropique, principalement des aliments pour animaux de compagnie.

Laisser un commentaire