INFO DU LUNDI n°17 – Du bois dont on fait le vin
ARBRES ET VIGNES
Associer des arbres aux rangs de vigne pourrait renforcer la biodiversité du vignoble, notamment celle des microorganismes du sol et des racines. C’est ce que met en évidence une étude internationale publiée en 2025, consacrée à un système agroforestier viticole tempéré installé depuis douze ans.
Impact factor* 9,2
Calendrier révolutionnaire
21 vendémiaire
Jour du chanvre
Le dicton du jour
Saint -Wilfrid ensoleillé, deux jours plus tard emmitouflé
Journée internationale
de solidarité des peuples amérindiens
*Impact factor : fréquence à laquelle les articles d’une revue sont cités dans d’autres recherches
Les chercheurs ont étudié un vignoble associant des vignes de Riesling à des arbres, notamment des chênes et des peupliers. L’intérêt particulier de cette étude tient à l’ancienneté du dispositif. Les chercheurs ont travaillé sur un système agroforestier établi depuis environ douze ans, leur permettant d’observer les interactions entre arbres, vignes et microorganismes qui se sont développées sur le long terme.
L’un des principaux enseignements de l’étude concerne le microbiome, c’est-à-dire l’ensemble des microorganismes vivant dans le sol et au contact des racines. Les résultats montrent que la présence des arbres peut modifier sensiblement ces communautés microbiennes.
Le chêne semble notamment favoriser une plus grande diversité du microbiome, tandis que les interactions entre les systèmes racinaires des arbres et ceux de la vigne influencent les communautés microbiennes présentes autour des racines. Ces microorganismes jouent un rôle important dans le fonctionnement du sol : ils participent notamment à la décomposition de la matière organique et au cycle des éléments nutritifs. L
Mais l’agroforesterie ne consiste pas seulement à introduire des arbres dans une parcelle : elle crée un nouvel écosystème, dans lequel arbres, vigne, sol et microorganismes interagissent. Cette diversité peut contribuer à renforcer certaines fonctions écologiques du vignoble. Elle pourrait notamment être intéressante dans une stratégie visant à améliorer la qualité biologique des sols et la résilience des systèmes viticoles. Les effets dépendent des espèces d’arbres utilisées et de leur interaction avec la vigne. L’introduction d’arbres doit donc être réfléchie en fonction du contexte pédoclimatique et du mode de conduite du vignoble



Laisser un commentaire