INFO DU LUNDI n°18 – Bio et surtout stimulant

ACIDES AMI-nés

Les biostimulants occupent une place croissante en viticulture durable. Appliqués à faible dose, ils régulent les processus physiologiques de la plante, améliorent la vitalité, le rendement et la qualité, et aident à surmonter les conditions de stress. Ca c’est pour la théorie. Voici ce qu’en dit la science.

Impact factor* 5,9

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*Impact factor :  fréquence à laquelle les articles d’une revue sont cités dans d’autres recherches

Dans une étude menée en Turquie en 2019 et 2025 sur un vignoble, les chercheurs ont testé cinq traitements (acide humique, acides aminés végétaux, acides aminés animaux et deux combinaisons) contre un témoin arrosé à l’eau du robinet.

L’analyse des moyennes révèle que les biostimulants exercent un impact considérable sur les caractéristiques morphologiques des baies, notamment leur taille, ainsi que sur les caractéristiques des grappes et le rendement par grappe. L’ensemble des résultats indique que les applications de biostimulants sont efficaces pour améliorer non seulement le rendement mais aussi la qualité du cépage testé. Mais ce sont les combinaisons qui surpassent systématiquement les applications individuelles, suggérant un effet synergique entre l’acide humique et les acides aminés, quelle que soit leur origine.

C’est la combinaison acide humique + acides aminés végétaux qui domine largement tous les critères de rendement et de morphologie . Cette synergie produit le rendement par plante le plus élevé (13,20 kg par plant), le poids de grappe le plus important (505,5 g) et le poids de 100 baies le plus fort (608,4 g).

Tout aussi intéressant, les critères de qualité biochimique sont également réactifs à l’application des biostimulants. La combinaison acide humique + acides aminés animaux se traduit par une augmentation significative de la teneur en anthocyanes, atteignant 1463 mg pour 100 grammes de poids frais.

L’application d’acides aminés végétaux seuls produit une augmentation notable de l’acide ascorbique, avec une teneur de 8,60 mg pour 100 grammes de poids frais. En revanche, aucune différence statistiquement significative n’apparaît entre les traitements pour les composés phénoliques et les flavanols.

Ce résultat indique que les biostimulants testés en pulvérisation foliaire, notamment les combinaisons d’acide humique avec des acides aminés végétaux ou animaux, agissent sélectivement sur certaines voies métaboliques sans influencer uniformément l’ensemble du profil phénolique.

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